Inde
Les îles Andaman et Nicobar, situées non loin de l'épicentre du premier séisme, sont les régions les plus touchées par la catastrophe en Inde. Le premier tsunami y a atteint les côtes sous la forme d'une vague de 15 mètres de haut, au sud des îles Nicobar. On estime à 7 000 le nombre de victimes pour ces deux seules îles, et à peu près autant de disparus. Un cinquième de la population des îles Nicobar a donc été touché par la catastrophe, que les personnes soient mortes, blessées ou portées disparues ([6] (http://timesofindia.indiatimes.com/articleshow/974230.cms)). L'île Chowra dans les Nicobar a perdu les deux tiers de sa population, soit 500 personnes. Les communications ont été coupées avec l'archipel du Nan Kauri, parmi lequels certaines îles ont été entièrement submergées ; 18 000 personnes y sont portées disparues. La base de l'Armée de l'air Indienne à Car Nicobar a été elle aussi sévèrement touchée, ce qui entrave le déploiement des secours dans cette région ([7] (http://www.newkerala.com/news-daily/news/features.php?action=fullnews&id=50910)).
Sur le territoire continental de l'Inde, c'est toute la côte est qui a été touchée par les raz de marée : on compte au moins 5 000 morts, et des milliers de blessés et sans abris ([8] (http://india.news.designerz.com/death-toll-from-tidal-waves-crosses-8500-in-india-official.html)). Dans la région du Tamil Nadu, la plus sévèrement touchée, il y a au moins 3 200 victimes ; 487 à Pondichéry, 89 à Andhra Pradesh. À Kerala, ville du sud de la côte ouest, on dénombre 174 morts et des milliers de sans-abris. La plupart des victimes étaient des pêcheurs.
À Tamil Nadu, ce sont surtout des femmes et des enfants qui sont au nombre des victimes. Dans la région du Nagapattinam, plus de 1 700 personnes sont mortes ; plus de 400 au Cuddalore, plus de 525 dans le Kanyakumari et plus de 200 à Chennai. Les hélicoptères de secours ne pouvaient pas se poser sur place dans les heures qui ont suivi le passage des tsunamis, les régions du Nagapattinam et de Cuddalore étant encore entièrement submergées.
De nombreux pèlerins ont été tués dans la catastrophe, alors qu'ils prenaient un bain sacré dans l'océan. Environ 700 personnes se sont retrouvées piégées au mémorial de Vivekannada sur une île au large du Kanyakumari, parmi lesquelles 650 purent heureusement être sauvées. À Chennai, le long de Marina Beach, la plupart des personnes se trouvant sur les plages, très fréquentées le samedi matin, se sont noyées. On dénombre déjà au moins 5 000 familles de pêcheurs disparues pour cette seul baie.
L'eau s'est également infiltrée dans le complexe nucléaire de Kalpakkam, dont le fonctionnement a été immédiatement stoppé. On ne rapporte aucun dommage ni fuites radioactives ([9] (http://www.ndtv.com/template/template.asp?template=tsunami&id=15969&callid=0)). L'Armée indienne, la Marine et les garde-côtes ont été mis à contribution pour commencer les opérations de sauvetage et les livraisons de nourriture aux victimes.
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Indonésie
Le ministre de la Santé indonésien a confirmé l'estimation temporaire de 45 268 victimes. 9 000 personnes seraient mortes dans la capitale de province Banda Aceh et ses villes alentours, où les immeubles détruits par le séisme initial se comptent par douzaines. Ce chiffre n'inclut pas les victimes de la côte ouest de Sumatra. Un premier officiel a estimé à 10 000 le nombres de morts pour la seule ville de Meulaboh (Nanggroe Aceh Darussalam), à 160 km au nord de Aceh ; un second a réestimé le chiffre à 40 000, soit un tiers de la population de la ville. Le nord de Sumatra a été particulièrement touché, car le séisme y avait déjà fait des dégâts importants. Des centaines de milliers de personnes y sont sans-abris ([10] (http://www.thejakartapost.com/detaillatestnews.asp?fileid=20041229210311&irec=1)).
Les informations sur la miriade de petites îles à l'ouest des côtes de Sumatra sont pour le moment très maigres. Ces îles sont parmi les régions les plus pauvres d'Indonésie, avec Simeulue et Nias. Sur l'île de Nias uniquement, 122 victimes au moins sont à déplorer (source : Media Indonesia Online [11] (http://www.mediaindo.co.id/berita.asp?id=54631) via le ministère de la Santé [12] (http://www.depkes.go.id/index.php?option=news&task=viewarticle&sid=708&Itemid=2)) ; on parle en fait de 600 morts ou plus, voire 1 000 selon certaines informations. La confirmation ne pourra se faire que lorsque les communications auront été rétablies : les lignes téléphoniques sont toutes coupées, la radio ne fonctionne plus (source : KCM [13] (http://www.kompas.com/kompas-cetak/0412/28/utama/1464439.htm), mises à jour sur The Jakarta Post [14] (http://www.thejakartapost.com/detaillatestnews.asp?fileid=20041229161906&irec=0)). Les derniers rapports ont établi que les îlots au large de l'île de Nias, dans la région du Sirombu, ont été relativement épargnés ([15] (http://www.thejakartapost.com/detaillatestnews.asp?fileid=20041229194206&irec=1)). Cependant, l'accès à ces îles reste très difficile.
La plus grande partie des dégats résulte des différents tsunamis ayant frappé les régions côtières d'Aceh et du nord de Sumatra. Des vagues de dix mètres de haut ont submergé l'île, allant jusqu'au détroit de Malacca et touchant les côtes les plus au nord vers Bireun. La côte ouest de Sumatra se situe à seulement 100 km de l'épicentre du séisme initial, c'est donc la première à avoir été touchée et certainement le plus violement. Au moins cinq villages ont été complètement rasés ; le survol de la région a montré que des milliers de maisons restent sous les eaux. Dans les villes de la province d'Aceh, des personnes ont survécu au premières heures de l'après catastrophe en se nourrissant de noix de coco et en restant perchés sur les toits des constructions encore debouts.
Le nombre très important de cadavres représente un défi humanitaire et sanitaire, pour l'identification et l'enterrement rapide des morts. Un des besoins les plus urgents est l'acheminement de sacs en plastiques pour envelopper les corps ([16] (http://www.kompas.com/utama/news/0412/29/143804.htm)).
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Malaisie
La Malaisie a été protégée par Sumatra, l'île étant dans la ligne droite entre le pays et l'épicentre du séisme, à la verticale duquel le tsunami s'est formé. Les télévisions locales malaisiennes ont également donné l'alerte dans l'heure qui a suivi le séisme. On compte 63 morts : 49 (2 non identifiées) à Penang, 10 à Kedah, 3 à Perak et une à Selangor.
Parmi les victimes de Penang se trouvent des personnes qui pique-niquaient et des enfants qui jouaient sur la plage ; aucun touriste étranger n'est pour le moment décédé. On comptait, le 28 décembre à midi, 275 blessés et 4 000 sans-abris, principalement des familles établies le long des côtes de Penang, Kuala Muda à Kedah... Pour l'heure, les risques principaux sont liés à l'après catastrophe, du fait des eaux stagnantes et du manque de nourriture. Le choc du séisme initial avait été ressenti dans les tours jumelles Petronas.
Le premier ministre malaisien Dato' Seri Abdullah Ahmad Badawi a écourté ses vacances en Espagne pour rentrer au pays. Le gouvernement malaisien a annoncé que 1 000 MYR (194 euros environ) seraient attribués au familles des victimes, tandis que 200 MYR (38,80 euros) seraient donnés aux personnes ayant été blessées par le tsunami. Un dédommagement du même montant sera perçu par les personnes déplacées ; 2 000 MYR (388 euros environ) seront versés par maison endommagée, 5 000 MYR (970 euros environ) par maison détruite, et de 1 000 à 3 000 MYR seront versés au pêcheurs ayant vu leur bateau détruit dans la catastrophe.
Des effondrements côtiers se sont produits pendant les trois jours qui ont suivi le premier tremblement de terre ; ce phénomène est peut-être annonciateur de nouvelles secousses.
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Bilan provisoire
Comme pour toute catastrophe d'envergure, le bilan des victimes est donné à titre indicatif, les chiffres étant des estimations globales certainement inexactes. On a établi une distinction entre les pays directement touchés par la catastrophe, et les pays ayant perdus des ressortissants présents dans ces pays au moment du drame.
Voici le détail des bilans, pays par pays (les chiffres ne sont pas définitifs) :
Indonésie : 80 246 morts dont 700 touristes étrangers, 100 000 blessés et des milliers de disparus dans le nord de l'île de Sumatra, qui se situe près de l'épicentre.
Sri Lanka : 28 729 morts dont 100 touristes étrangers. 16 493 dans les zones contrôlées par le gouvernement et 6 000 dans les territoires contrôlés par les rebelles des Tigres Tamouls. 14 000 disparus dont 60 étrangers, 16 366 blessés et 1 000 000 déplacés.
Inde : 12.829 morts, dont au moins 6 000 dans l'État du Tamil Nadu et 4 000 morts et 13 754 disparus dans l'archipel indien des îles Andaman et Nicobar. 160 000 personnes déplacées.
Thaïlande : 4 812 morts, dont 2 407 touristes étrangers. Bhumi Jensen, un des petits-fils du Roi de Thaïlande Bhumibol Adulyadej est décédé ainsi qu'un ancien ministre des Finances et du Commerce, Borom Tantian. 6 479 disparus et 9 754 blessés et 30 000 personnes déplacées. Les îles de Phuket et Phi Phi ont particulièrement été touchées.
Somalie : 176 morts (essentiellement des pêcheurs) et 60 disparus. 50 000 personnes déplacées.
Birmanie : 90 morts, 45 blessés et 200 personnes déplacées.
Maldives : 75 morts, 76 disparus et 12 000 déplacés. Une grande partie de la capitale, Malé, est inondée. 130 îles sur les 200 que compte l'archipel ont étés affectées, dont 41 ont subit de lourd dommages et 14 ont été évacuées.
Malaisie : 66 morts (sur les îles de Penang et Langkawi) dont 2 touristes étrangers, 75 disparus, 183 blessés et 5 000 personnes déplacées.
Tanzanie : 10 morts.
Seychelles : 3 morts, 7 blessés.
Kenya : 2 morts, plusieurs disparus.
Bangladesh : 2 morts.
La Réunion : plusieurs bateaux coulés.
Voici le bilan provisoire des étrangers tués, blessés et disparus dans le séisme et les raz-de-marée :
Afrique :
Afrique du Sud : 4 morts et 12 disparus.
Asie et Océanie :
Australie : 11 morts, dont un bébé de six mois et 1 111 disparus.
Chine : 10 blessés en Thaïlande.
Corée du Sud 3 morts et 12 disparus.
Hong Kong : 1 mort, 400 disparus et 18 blessés.
Japon : 18 morts.
Malaisie : 3 morts non confirmés.
Nouvelle-Zélande : 2 morts et 36 disparus.
Philippines : 3 morts, 20 disparus et 600 blessés.
Singapour : 7 morts et 245 disparus.
Taïwan : 2 morts, 1 disparu et 4 blessés.
Europe :
Allemagne : 34 morts et plus de 1000 disparus. Elle craint au moins 100 morts.
Autriche : 20 morts, 912 disparus et 150 blessés.
Belgique : 6 morts et 167 disparus.
Croatie : 1 mort et 2 disparus.
Danemark : 7 morts, 466 disparus et 11 blessés.
Espagne : 11 disparus et 13 blessés.
Estonie : 14 disparus.
Finlande : 4 morts et 194 disparus.
France : 122 morts, 560 disparus et 400 blessés.
Grande-Bretagne : 47 morts, des centaines de disparus et 69 blessés.
Grèce : 7 disparus et 6 blessés à Phuket en Thaïlande.
Hongrie : 2 blessés dont un grièvement sur l'île de Phuket en Thaïlande.
Italie : 18 morts, 660 disparus et 10 blessés.
Lettonie : 23 disparus.
Lituanie : 18 disparus.
Norvège : 21 morts, 1 462 disparus et 30 blessés.
Pays-Bas : 6 morts, 13 disparus et 53 blessés.
Pologne : 4 morts et 39 disparus ainsi que 3 blessés.
Portugal : 19 disparus et 2 blessés.
Roumanie : 2 disparus à Phuket en Thaïlande.
République Tchèque : 1 mort, 9 disparus et 6 blessés.
Russie : 2 morts et 80 disparus.
Suède : 59 morts et 3 500 disparus.
Suisse : 16 morts, 635 disparus et 60 blessés.
Amériques
Brésil : 2 morts et 118 disparus.
Canada : 5 morts et 150 disparus.
Chili : 1 disparu.
Colombie : 1 mort.
États-Unis : 15 morts, plusieurs centaines de disparus et 150 blessés.
Mexique : 4 disparus.
Proche-Orient
Israël : 1 mort, 30 disparus et 30 blessés.
Turquie : 1 mort, 55 disparus et 2 blessés.
Bilan toujours provisoire de cette catastrophe :
127 040 morts dont 3 208 étrangers mais seulement 447 identifiés.
34 444 disparus dont 11 988 étrangers.
126 355 blessés dont 1 629 étrangers blessés.
1 097 200 personnes déplacées.